La nature d’une nouvelle entreprise

Carnet d’observations de Jean-Sébastien Bouchard

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Les rendez-vous stratégiques sur la culture

2 février 2007 · 7 commentaires

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Je participerai ce soir et demain aux Rendez-vous stratégiques sur la culture qui se tiendront simultanément dans plusieurs régions du Québec. Pour la ville de Québec, c’est au Musée de la Civilisation que ça a lieu. J’agirai à titre de rapporteur alors j’aurai à noter les conclusions et recommandations qui émergeront des panels de discussion auxquels je participerai. J’essaierai de poster ici mes comptes-rendus (je ne sais pas encore si les organisateurs — l’Institut du Nouveau Monde — accepteront… j’avoue avoir bien hâte de savoir s’ils me laisseront faire! - NOTE: voir les commentaires pour mon compte-rendu).

Ces rencontres régionales ont pour objectif de permettre aux citoyens de s’informer, de débattre et de proposer. La lecture du programme et du cahier spécial me fait craindre que l’événement soit un peu trop hermétique pour que les citoyens aient envie d’y participer spontanément. Ça semble vraiment avoir été pensé pour des gens éduqués et habitués à fréquenter des textes relativement complexes. Je verrai bien ce soir si mes craintes seront confirmées!

Et après, si j’ai encore de l’énergie (le décalage fait encore effet - surtout avec Francis qui se lève à 4h30 du mat!), je passerai faire un tour à la rencontre de blogueurs de Québec.

Catégorie(s) : Démocratie, citoyenneté et politique

7 réponses pour le moment ↓

  • 1 Mario Asselin // 2 février 2007 à 16:23

    Bien content de savoir que tu y seras, car je ne pourrai pas m’y rendre à ce rendez-vous sur la culture. J’aimerais bien me rattraper pour l’autre fin de semaine en mars (plus Internet, si j’ai bien compris); tu me feras un résumé… dès ce soir à la rencontre de blogueurs où un de ces quatre. Il me semble que ça fait un éternité qu’on ne s’est pas parlé… face à face… Il y aurait tant à dire ;-)

  • 2 Epicure // 3 février 2007 à 16:14

    J’espère qu’ils te laisseront poster tes comptes-rendus! J’ai appris seulement cette semaine la tenue de cet événement et j’aurais bien aimé y participer moi aussi. Une autre fin de semaine en mars? Je vais tenter d’y être!

    Désolée de t’avoir manqué lors de ta visite au 45 Nord. À ce qu’on m’a dit, on se reprendra peut-être avant Patrick Watson…

  • 3 Jean-Sébastien // 4 février 2007 à 20:59

    Voici un petit compte-rendu.

    Le vendredi soir ne laissait rien présager de bon. Le panel de discussion, sans être inintéressant, n’a toutefois pas réussi à soulever bien des passions. J’avais un peu peur pour la journée du samedi!

    Ça s’est amélioré le samedi matin. Il y avait quand même pas mal de monde et nous étions tous réunis autour de tables d’une dizaine de personnes. On sentait une bonne énergie dans la salle et les gens étaient heureux de pouvoir s’exprimer. La journée s’est bien déroulée et il a été intéressant de voir que les propositions de la dizaine d’équipes tournaient autour des mêmes thèmes: l’éducation, l’immigration et la langue.

    Avant de communiquer les trois propositions de l’équipe dont je faisais partie, je rappelle brièvement le déroulement de la journée.

    D’abord, nous avons établi un diagnostic à partir de la question suivante: que devient la culture québécoise sous l’influence du pluralisme culturel et religieux, des régionalismes et des réalités autochtones?

    Notre diagnostic est le suivant:

    «L’école est un lieu privilégié pour l’intégration (et non pas l’assimilation) des immigrants. C’est à partir de l’école que la culture peut rayonner vers la famille et le reste de la société. Toutefois, on observe peu de mesures pour favoriser le partage, le dialogue et les rencontres entre les différentes cultures à l’école.

    L’interculturalisme semble être plus une affaire de grande ville que de région. En région, le phénomène est marginal et il y a conséquemment peu de structures d’accueil et de soutien.

    Au sujet de la religion, c’est un phénomène ponctuel, relié à l’actualité (p. ex. accommodements raisonnables, 11 septembre 2001). On dirait que ce qui se passe ces temps-ci nous ramène en arrière. On entend encore trop peu la voix des femmes immigrantes dans l’espace public.

    Notre difficulté à affirmer nos valeurs communes nous empêche de comprendre ce qui peut nous distinguer et aussi ce qui peut nous rapprocher des autres cultures.
    »

    À partir de ce diagnostic, nous avons défini des orientations pour définir ce que nous voulons que devienne la culture québécoise: une culture commune ou une mosaïque d’identités?

    Voici nos orientations:

    Orientation principale

    À partir des réalités culturelles d’aujourd’hui, favoriser l’émergence d’une culture commune.

    Autres orientations

    Protéger notre langue française comme véhicule d’expression.

    Favoriser la connaissance d’au moins une langue autochtone à l’école.

    Le politique ne devrait pas nous dicter nos valeurs.

    Il faut avoir des lieux de débats, de définition des valeurs communes.

    L’école doit être ouverte sur son milieu. Favoriser le dialogue.

    Il faudrait utiliser la Charte des droits et libertés comme repère pour dicter les «quoi faire» et les «quoi ne pas faire».

    Exiger de nos dirigeants qu’ils prennent clairement position au sujet des valeurs communes.

    Et finalement, nous avons proposé trois pistes d’action pour définir la culture québécoise et en assurer sa transmission et son avenir:

    PREMIÈRE PROPOSITION

    Créer des espaces publics physiques et virtuels dans lesquels seront favorisés l’échange, le partage et le dialogue entre les cultures et entre les générations. L’école étant un endroit privilégié pour la création de ces espaces.

    DEUXIÈME PROPOSITION

    Mettre en oeuvre des mécanismes pour consolider le Français comme langue identitaire et faciliter l’apprentissage d’au moins 2 autres langues; la découverte d’une langue autochtone devrait être favorisée.

    TROISIÈME PROPOSITION

    Éliminer les obstacles au plein exercice de la citoyenneté des nouveaux arrivants (Travail, éducation, logement, vie sociale).

    Et voilà! Journée riche en échanges et en rencontres. J’aurais toutefois aimé qu’il y ait plus de jeunes… les retraités (principalement du milieu de l’éducation) étaient en majorité. Il y avait plusieurs immigrants et leur présence a enrichi les échanges.

    Il y aura un autre rendez-vous stratégique en mars (16 et 17) et le thème sera le suivant: La culture québécoise à l’heure d’internet et de la planète.

    J’y serai et j’espère qu’il y aura beaucoup de jeunes (et des plus jeunes que moi surtout!) pour que l’on puisse montrer que nous ne sommes pas que des incultes qui ne savent plus écrire et qui passent leur temps à chatter et à regarder des vidéos sur youtube (et encore là, c’est probablement mieux que la Poule aux oeufs d’or si chère à nos parents et grands-parents!). Suivez les liens présents d’ans le texte ci-haut pour plus d’infos… et j’espère vous voir les 16 et 17 mars!

    Petite note en terminant: je n’ai pas demandé si je pouvais publier nos propositions (elles doivent être synthétisées et publiées éventuellement par l’INM) mais l’atmosphère de la journée m’a laissé croire que ça ne poserait aucun problème :-)

  • 4 Jean-Sébastien // 4 février 2007 à 21:03

    Épicure: on s’en reparle mais faudrait se planifier une petite bouffe ou au moins un verre juste avant ou après le show. On a la table C4… vous êtes tout près? J’ai vraiment hâte… ça va être un super moment :-)

  • 5 Andree Pelletier // 8 février 2007 à 13:49

    À titre de coordonnatrice régionale du Rendez-vous stratégique sur la culture pour les régions de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches, je te remercie d’avoir écris sur le sujet.

    Ta participation a été remarquée et très appréciée.

    Je partage comme toi le désir que les jeunes participent en grand nombre à la prochaine rencontre qui aura lieu les 16 et 17 mars, toujours au Musée de la civilisation.

    Par la suite, l’exercice de mise en commun des propositions des 9 régions participante sera particulièrement intéressant. Quelles seront les propositions de la Gaspésie, de Montréal, de l’Abitibi, de la Mauricie?

    Que voulons-nous que la culture québécoise devienne? C’est une question passionnante.

    Avant de conclure, je tiens à souligner que les échanges de la première rencontre ont été fait dans le plus grand respect et dans l’ouverture. Bravo! AP

  • 6 Martin Bouchard // 13 février 2007 à 14:53

    Je n’écoute jamais la Poule aux oeufs d’or.

    Quant à l’apprentissage d’une langue autochtone, je ne vois pas tellement à quoi ^ca pourra servir dans la culture québécoise. Ce sont des langues parlées (rarement écrite et leur alphabet a été inventé par les Oblats). Bon si on me l’explique, je comprendrai sûrement. Je pense qu’il serait beaucoup préférable que nos jeunes apprennent des langues utiles à l’école comme l’anglais (oui, oui, l’anglais car ne me faites pas croire que les enfants l’apprennent à l’école) et l’espagnol ou l’allemand, des langues bien vivantes qui véhiculent tout un bagage de culture et d’histoire.
    Bon c’est à peu près tout ce que j’avais à dire là-dessus.

    Ton père

    Martin

  • 7 La culture québécoise à l’heure d’Internet et de la planète > La nature d’une nouvelle entreprise // 7 mars 2007 à 15:42

    […] sur la culture de l’Institut du Nouveau-Monde. J’y participerai à titre de rapporteur (mon compte-rendu de la première rencontre est ici) et ça serait très intéressant si plusieurs jeunes (ou moins jeunes, mais ouverts aux technos) […]

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